Laurie Courtois

Laurie Courtois est de ces extrêmes qui sans cesse se renouvellent.

Elle incise la phrase, la noyant de ses foulées, jusqu’à l’épuisement, roches, craies, lui servent de support afin de graver les mots de la mémoire, elle est à la sonorité de ses pas. Marche contre le corps, structure d’une pensée, mettre à l’épreuve des sentes la boulimie de ses savoirs, « co-naissance ».

Éprise de ses épuisements, Laurie est cette suffisance.

La teinture s’émane, Hypomnemata est l’arrachement de ses marches, la violence lucide du corps, la pensée sereine de l’arrachement, le cri précieux, de nos insonores.

La solitude de ces esprits libres, intelligence inatteignable, si proche de ses blessures. De ces êtres, philosophiques, poétiques, errants, nous émanent les sauvages cris du mutisme des mondes.

Hypomnemata est ce qui se livre sous la pensée, Laurie est de cette essence.

Une phrase par page, tant de mots épris de ses humus, soufres, terreaux palpables des terres ravinées par les eaux. Laurie prélève à son corps la vérité de ses veilles, entrevues éclatement de son silence, viscère – souffle. Le corps est souffrance, l’ablation d’une nature – il prélève l’excédent de la pensée d’un être, écartèle de cette âme lucide, pèlerine.

Force orageuse de ses essaims de chaleur, mémorielle, elle ensevelit.

 

Laurie Courtois enseigne, étudie, à la manière des anciens penseurs, sans disciplines, en toutes disciplines, les sciences cognitives, la poésie, la philosophie et l’astronomie furent de son cheminement. Elle aime à se songer au sein des forêts Jurassiennes, refuge, terre d’accueil, d’exil.

Œuvres disponibles :