Théâtre Marcellus, Roma
Théâtre Marcellus, Roma

Yves Ouallet

 

Après m’être évadé hors des études scientifiques (mathématiques, physique) et avoir fui la médecine, j’ai étudié l’histoire et la littérature. En musique et en philosophie, je suis resté autodidacte – mais elles ont plus compté pour moi que tout le reste. Après avoir enseigné le français et l’histoire des arts en lycée, je suis devenu enseignant-chercheur en Littérature générale et comparée et en Littérature française des 20ème et 21ème siècles à l’Université du Havre. Ce fut l’occasion de quelques travaux universitaires, mais je préfère les hypothèses aux thèses. Je médite seulement des conjectures (l’identité poétique, la pensée errante, le désoubli).

Mon histoire a longtemps été celle de mes lectures et de mes musiques. J’ai désormais tendance à remonter le temps plus qu’à le descendre. J’aime Montaigne et j’admire Pascal. Pyrrhon, Diogène le Cynique, Epicure, Epictète, Zhuangzi, Laozi me manquent.

La musique ne m’a jamais quitté.

La peinture me fascine.

 

Mais vivre – vivre le monde entier est aujourd’hui mon unique souci, ou plutôt : ma joie.

J’ai la nostalgie de la nature.

 

J’ai désormais un projet : redevenir sauvage.

Sauvage dans la nature.

Sauvage dans l’écriture.

Sauvage dans la parole.

 

Et même, oserai-je l’avouer ?

Sauvage dans la pensée.

 

Maître de Conférences en Littérature comparée et en Littérature française des XXe –XXIe siècles à l’Université du Havre, il anime également un atelier d’écriture à l’École d’Art de Rouen et du Havre. Il a d’abord réfléchi sur le temps en littérature (Temps et fiction, Presses Universitaires du Septentrion, 2001). Il s’intéresse depuis toujours aux rapports que l’espace littéraire entretient avec l'origine (Raymond Queneau, le mystère des origines, dir. Yves Ouallet, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2005), la philosophie, la musique, la peinture (Autoportrait et altérité, dir. Yves Ouallet et Sandrine Lascaux, PURH, 2014). Il s’interroge plus particulièrement en ce moment sur la survie poétique, les enjeux anthropologiques et éthiques de l’écriture (L’écriture et la vie, tome I - Inscriptions, Éditions Phloème, 2015, L’écriture et la vie, tome II - La survie poétique, Éditions Phloème, 2016, L’écriture et la vie, tome III - Éthique et écriture, Éditions Phloème, 2016). Il préfère désormais les hypothèses et les conjectures aux thèses. Dernières conjectures : l’identité poétique, le corps poétique, le désoubli, la pensée errante. Il essaie désormais de vivre en philosophe, traversant le monde et les idées. Son dernier livre, Petit traité des émotions (éditions Phloème, 2017) tente de réfléchir de manière globale sur l'émotion comme signe essentiel de l'être vivant, depuis l'amont de la physique jusqu'à l'aval de l'éthique.

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